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Un peu d’histoire
Les premiers documents écrits connus concernant Aureille datent des XI et XII siécles. Mais , comme en attestent des traces, ce site était déjà habité à l’âge de la pierre polie. Quelques vestiges témoignent aussi d’une occupation romaine.
L’étymologie du nom d’Aureille laisse à penser, pour certains, qu’il y a un lien direct avec la voie Aurelienne toute proche. Cette voie ne traverse pas le village et passe plus au sud. La seconde hypothése renvoie à une légende selon laquelle un Saint Aureille était honoré lorsque l’on souhaitait l’arrivée du mistral. La troisième interprétation, qui est la plus probable, laisse suppposer que le nom d’Aureille viendrait du nom d’un proprietaire romain Aurélius.
L’époque romaine semble avoir été une période riche au temps où de nombreuses villas fleurissaient dans les vergers d’oliviers.
Les invasions germaniques au V éme siécle provoquent un repli des populations sur les villes plus faciles à défendre.
Aureille reste inhabité jusqu’au XII éme siecle. Le repeuplement reprend.
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En 1224, Bertrand Ybilion, propriétaire du castrum, céde le village à la communauté d’Arles.
Le village devenu fortifié relève alors de l’archeveché d’Arles. Aureille va traverser les querelles politiques et militaires des seigneurs des terroirs jusqu’à voir son château détruit en 1593. La paix revenue, Arles fait ses comptes et pour rentrer de l’argent décide de vendre une partie de son patrimoine. La ville d’Arles ne peut s’occuper du territoire d’Aureille qui est aussi éloigné.
Le 31 mai 1604, Madame Louise d’Ancezine, dame de Saint Chaumont, achete aux consuls d’Arles les premiers quartons de la terre d’Aureille : « la dite dame de Saint-Chaumond désireroit y faire construire quelques maisons et rendre les terres fertiles et bien cultivées…».
Entre 1608 et 1620, une vingtaine de familles s’implantent à Aureille, à la tête desquels se trouvent Antoine Payan et Antoine Escaroly, habitants d’Eyguieres. Ils sont bientôt rejoints par de nombreux bergers descendus des Alpes au grès des transumances. Cette petite communauté se met courageusement au travail . Le village va voir l’apparition des activités essentielles telles que celles de forgeron, du boulanger, de maçons, de cardeurs… Les terres incultes sont défrichées, on y pratique l’élevage des chèvres et des brebis, le seigneur entretient les troupeux de juments et de bœufs. A la fin du XVII siécle, le village compte une soixantaine de maisons. Oliviers, vignes et céréales occupent la campagne.
C’est au XIX siécle, qu’Aureille va connaître son véritable développement avec l’installation définitive d’une mairie et d’une école, de l’alimentation en eau.
Dès les années 1970, le village va prendre un nouvel essor, se doter d’équipements collectifs.
Le nombre d’habitants va croire progrissement pour se stabiliser aux alentours des 1500. |